Qu’est ce qu’on attend ?

C’est le titre du dernier film de Marie-Monique Robin qui met en lumière la détermination d’un maire et de son équipe municipale dans la petite ville d’Ungersheim en Alsace. Ils ont su mobiliser leurs concitoyens autour de valeurs communes humanistes pour s’engager dans la démarche des « villes en transition » : face au dérèglement climatique, à l’augmentation des gaz à effet de serre, comment peut-on renforcer l’autonomie de sa ville et réagir à la dépendance au pétrole ?

Après des débats dans diverses commissions et jury d’habitants, les réalisations englobent tous les aspects de la vie quotidienne : alimentation, éducation, habitat, énergie, déplacements, soutien de l’économie locale. Pour réduire son empreinte écologique, les gestes individuels ne suffisent pas, la créativité collective permet d’avancer plus vite pour préparer les conditions d’un avenir plus juste et durable. Aujourd’hui, la commune d’Ungersheim « gagne » plus de 100 000 € par an, grâce à de nouvelles recettes (loyer de la centrale photovoltaïque par exemple) et à la réalisation d’économies.

A Rueil, nous pouvons nous inspirer de cet exemple pour l’écoquartier de l’Arsenal. A partir d’une vraie concertation voire de co-construction de projets, il est possible de créer une régie municipale pour produire de l’électricité avec des panneaux photovoltaïques installés sur les toits des futurs bâtiments municipaux qui seront construits ou reconstruits: la piscine, le théâtre, l’école Robespierre…

Ce film montre aussi la fierté et le bonheur d’avoir agi ensemble pour le bien commun. Oui des alternatives sont possibles !

Cécile Alavoine-Berthaud

Tribune du groupe Rueil en Vert et pour Tous parue dans Rueil Infos de Décembre 2016