Depuis le 2 décembre 2015 plus de 700 000 personnes ont vu le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent. A Rueil il est diffusé pour la 5e semaine consécutive à l’Ariel et nous vous encourageons vivement à aller le voir !!

Créé grâce au financement participatif, le film vient de recevoir le César du meilleur documentaire, une belle légitimité pour tous ceux qui agissent déjà dans le bon sens, indiqué par tous les témoins mis en valeur dans ce film.

Loin du rejet ou du déni provoqués par les constats catastrophistes sur la situation mondiale, ce film nous dit comment mettre son énergie dans quelque chose de positif. Les auteurs ont souhaité nous raconter une histoire autour d’un imaginaire différent. Le film s’attache à montrer des solutions concrètes, les meilleures façons de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales. Il est comme « le plan de la maison de nos rêves  pour demain», et nous laisse entrevoir une nouvelle vision du monde en marche, où tout est relié, complexe, divers, comme dans la nature, et où chacun a un rôle qui compte.

On ne peut plus attendre passivement que les choses changent. Manifester sa désapprobation, on en voit les limites. On ne va pas attendre non plus d’être confronté à une situation de détresse pour faire bouger les choses. On voit bien qu’on ne peut pas compter sur la plupart des représentants du monde politique pour aller contre les intérêts du monde économique et financier, tel qu’il fonctionne actuellement ! Alors on fait quoi ?

Leur montrer que l’évolution se fait déjà, sans eux, leur montrer le pouvoir des citoyens quand il choisit son mode de consommation, et comment des actions concrètes et reproductibles apportent l’espoir. Et gageons que tous devront enfin s’y mettre, politiques, entreprises et nous tous, pour éviter l’effondrement !

Le film a du succès bien au-delà des convaincus, grâce au bouche à oreille. C’est la preuve qu’on sous estime le nombre de gens prêts à bouger, c’est très encourageant ! A la fin des séances, les spectateurs sont nombreux à applaudir et à vouloir échanger sur les émotions ressenties et à se demander : sommes- nous capables de nous organiser collectivement, à notre échelle, pour pouvoir résoudre les grands défis ? Qu’est ce que je peux faire moi aussi pour réenchanter ma vie, mon quartier, mon réseau de connaissances?

Voici quelques pistes d’actions individuelles et collectives pour limiter notre impact sur le dérèglement climatique, et tendre vers plus de coopération au lieu de compétition destructrice de liens sociaux. Plus de détails sur le site: http://www.demain-lefilm.com/les-solutions

  • Choisir des aliments en bio : c’est une alternative à l’agriculture industrielle qui montre

 

ses limites et ses dégâts sur l’emploi, la vie du sol, la qualité de l’eau, la biodiversité…. En améliorant la qualité de son alimentation, en diminuant la viande au profit d’autres aliments, la santé est meilleure et on s’organise, on cuisine, on innove ! Près de chez nous : petits commerces, AMAP à Rueil, commandes groupées en direct auprès de paysans (asso CEAN à Nanterre)…

  • Choisir son fournisseur d’électricité garantie d’origine 100% renouvelable : Enercoop, logo_enercoopréduire sa consommation d’énergie, prendre des conseils auprès de Thermie à Rueil, installer des sources d’énergie renouvelable chez soi et en réclamer dans les institutions publiques ! Prendre des parts dans une coopérative citoyenne de production d’énergie renouvelable, un projet est en cours à Rueil avec Energie Partagée. Se déplacer à pied, à vélo, en transport en commun, organiser le covoiturage dans son entreprise…
  • Choisir sa banque : selon le palmarès de l’association « les Amis de la Terre », la n°1 logo_nefc’est la NEF, une société coopérative de finances solidaires et responsables, encore adossée au Crédit Coopératif, mais qui sera autonome très bientôt. En reliant épargnants et emprunteurs autour de projets respectueux de la personne et de l’environnement, elle octroie des prêts pour le financement de projets à forte valeur sociale et environnementale. Choisir l’affectation utile de son épargne : «Terre de Liens» pour soutenir l’installation de paysans dans l’agriculture biologique, et diverses offres de finances solidaires chez Finansol.
  • Choisir de réduire ses déchets, les trier pour préserver les ressources naturelles, recycler pour créer de l’emploi (ressourcerie « le Cercle » à Nanterre, Emmaus à Bougival …), composter dans son jardin, dans sa résidence, à la cantine de son école, de son entreprise…
  •  Choisir de travailler à temps partiel à certains moments de sa vie, ce qui laisse plus de temps pour sa vie personnelle, familiale, et pour s’impliquer dans la vie associative et citoyenne, pour défendre ses valeurs.
  • Choisir son lieu de vie, participer à sa création dans un projet d’habitat coopératif inter-générationnel à l’occasion de la création de l’écoquartier l’Arsenal à Rueil.
  • Choisir de semer, planter, jardiner, sur son balcon, dans son école, dans les parcelles des jardins familiaux municipaux, avec son voisin…Demander plus d’espaces verts ouverts à tous dans les projets des nouvelles constructions de la ville. Re-végétaliser des espaces autour de soi, entretenir des pieds d’arbres, plusieurs groupes le font déjà à Rueil. Verdir sa ville c’est bon pour le moral, pour le rafraichissement de l’air. S’entraider pour cela dans les associations, la Chouette Valérienne, la Société d’Horticulture…

Et tant d’autres choses possibles dans les domaines économiques, pédagogiques, d’échanges de services et d’outillages, d’engagement citoyen et bénévole ! Quelques idées sur le site du mouvement Colibri.

On sait faire autrement, les gens compétents, créatifs, ingénieux ne manquent pas.

Alors prêt pour la transition ?

Cécile Alavoine Berthaud