Arnaud Montebourg, notre nouveau ministre de l’économie, souhaite créer une déchets_électroniquescompagnie nationale des Mines de France afin d’exploiter les sous-sols de France, de Navarre et du reste du monde.

Mais exploiter le sous-sol n’est-il pas un combat d’arrière garde, totalement dépassée par la réalité? Dans un article récent de Libération nous apprenons :

A force d’avoir creusé avec frénésie – l’extraction de minerais et minéraux a été multipliée par 27 au cours du XXe siècle -, les stocks mondiaux ont littéralement migré. Ils sont désormais en grande partie en surface, disséminés dans la société. Dans nos bâtiments (cuivre, acier), nos avions (aluminium, rhénium, béryllium), nos éoliennes (terres rares), nos écrans LCD (indium), etc. Bref, chez vous, chez moi, partout. Un gigantesque gisement «hors sol», aussi dénommé«mine urbaine», que l’humanité cherche de plus en plus à exploiter.

De surcroît

La concentration de métaux précieux des «mines urbaines» a de quoi faire rêver : elle serait 40 à 50 fois plus élevée que celle des gisements naturels, dont les plus accessibles ont déjà été exploités. «Il y a 2 à 3 grammes d’or par tonne de minerai extrait d’une mine, contre 120 à 200 grammes par tonne, voire plus, dans les produits électroniques», confirme Alain Geldron, à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Certes exploiter cette mine urbaine ne sera pas facile et les défis techniques importants pour qu’une telle exploitation soit rentable. Mais exploiter le sous-sol français sera-t-il rentable? Surtout si l’exploitation doit se faire selon les normes environnementales les plus élevées.

De surcroît exploiter le sous-sol ne nous privera pas de devoir traiter les déchets électroniques hors sol. Alors pourquoi ne pas commencer par creuser dans les mines urbaines pour chercher les matières premières qui nous font gravement défauts? On fera d’une pierre 2 coups.

L’idée de créer une société nationale d’exploitation minière est donc bien une bonne idée. Il faut juste ne pas se tromper sur le type de matière première à exploiter.

Pour savoir comment une nouvelle exploitation des déchets peut se mettre en place nous recommandons d’aller à la conférence donnée par Ellen McArthur le 14 mais prochain à la Sorbonne.

Cette grande navigatrice a créé une fondation sur l’économie circulaire et elle a fait cogiter le cabinet McKinsey sur l’avenir de cette nouvelle économie dont les conclusions  sont téléchargeables sur le site internet de la Fondation Ellen McArthur.