Voici quelques exemples concrets, réalisables pour montrer le pouvoir de chacun de nous,logo colibris en tant que citoyen consomm’acteur. Toute ressemblance avec une famille réelle est volontaire !

Pourquoi Colibri ? Pour reprendre l’image de cet oiseau minuscule qui va chercher de
l’eau dans son bec pour éteindre l’incendie de la forêt. Les autres animaux s’étonnent et l’interrogent: « mais pourquoi fais-tu cela? Tu n’as aucune chance d’éteindre l’incendie ». Ce à quoi notre colibri répond : « Je sais, mais je fais ma part ».

Pierre Rabhi en a fait le symbole de ses actions ; on peut les retrouver sur le site du mouvement Colibris.

La famille Colibri réfléchit sur les conséquences de ses actes, de ses choix, de ses achats dans sa vie quotidienne. L’objectif est de favoriser tout ce qui améliore la prise en compte des valeurs sociales, du respect des personnes humaines et de la Terre, et de tout ce qui limitera les effets négatifs de ses consommations (pollution des sols, de l’eau et de l’air, épuisement des ressources naturelles, faillite des paysans…).

Elle ne court pas après les heures supplémentaires, et si c’est possible elle apprécie le travail à temps partiel à certains moments de sa vie, ce qui lui laisse plus de temps pour sa vie personnelle, familiale, et pour s’impliquer dans la vie associative et citoyenne, pour défendre ses valeurs (mot qui signifie forces de vie).

La famille Colibri fait ses courses en priorité au marché ou en magasin Bio, de préférence chez ceux qui s’engagent à rechercher les meilleurs produits, avec une marge raisonnable tout en respectant les fournisseurs, les producteurs et les employés (comme par exemple: les Nouveaux Robinsons  ou Biocoop)

Comme elle s’informe auprès des mouvements militants comme Nature et Progrès, Les Amis de la Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre ..…elle sait que la qualité et les prix des aliments en bio ne peuvent pas être comparés avec ceux qui sont élevés aux pesticides de synthèse issus du pétrole et dont les producteurs ne vivent que grâce aux subventions européennes ….En améliorant la qualité de son alimentation, en diminuant la viande au profit d’autres aliments, la santé est meilleure et on s’organise , on cuisine, on innove !
La famille Colibri se fournit aussi en direct auprès des paysans, par l’intermédiaire de groupement d’achats, de coopératives, d’AMAP. Elle prend contact avec des collectifs d’associations qui mettent en place ces achats, ainsi que des échanges comme par exemple l’association CEAN, Consommer et Echanger Autrement à Nanterre.
Mais comme elle voit qu’il n’y a pas assez de produits agricoles biologiques cultivés en France, elle soutient l’installation de paysans s’engageant dans une agriculture familiale, durable et biologique, en prenant des parts dans la Foncière Terre de Liens. Elle est ainsi satisfaite de mettre de la cohérence entre ses opinions et ses actions concrètes.

Si la famille peut disposer d’un bout de terre, son propre jardin ou un jardin partagé communal ou associatif, elle pourra ainsi avoir sa parcelle d’autonomie alimentaire, et expérimenter une nouvelle forme de résistance, celle qui consiste à choisir ses semences chez ceux qui favorisent la biodiversité (comme Kokopelli, Semence Paysannes…), son matériel (ex : Jardineries Botanic, où l’on ne trouve que des phytosanitaires autorisés en agriculture biologique) et ainsi se démarquer de la dépendance aux grands groupes agro-chimiques ….Elle observe les insectes, les abeilles et les oiseaux dans ce jardin, signes d’une belle biodiversité et apprécie la convivialité autour du jardin, le partage, et les échanges de conseils et de surplus de récoltes. Dans ce jardin, on trouve aussi un récupérateur d’eau de pluie et un endroit réservé au compostage des déchets organiques de la cuisine et du jardin.

Pour s’habiller, la famille a le choix : de plus en plus de nouveaux fabricants, ou distributeurs, souvent dans le réseau de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) proposent des vêtements en coton bio, en laine, en soie, en chanvre. La filière de ces textiles est porteuse des valeurs de l’ESS dans le respect de l’environnement, de la santé et de la dignité des employés pour ce qui concerne les modes de production de matières premières, la création, la fabrication et la vente des vêtements. Pour démarrer leur activité, ces fabricants ont souvent bénéficié du soutien professionnel et financier du réseau des finances solidaires de l’ESS, par ex pour la SCOP Ardelaine, entreprise pionnière dans la démarche ESS, ou Ethos, Tudo Bom ….

Quand la famille envisage la décoration et l’aménagement de son habitation, elle se renseigne sur les matériaux sains et non polluants qui existent sur le marché (ex : Les Matériaux Verts). Elle consulte les revues spécialisées, elle apprend les nouvelles techniques ou elle fait appel aux artisans compétents, d’une coopérative d’emplois par exemple !
Le tri sélectif est devenu un automatisme. Il lui arrive aussi d’acheter du matériel d’occasion, révisé par une entreprise d’insertion (ex : le réseau ENVIE, Emmaüs, ou TAE avec ATD Quart-Monde)

Pour la fourniture de l’électricité, la famille a choisi de quitter EDF et s’approvisionne chez Enercoop une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). L’électricité est garantie d’origine 100% renouvelable. Ainsi elle participe à l’investissement dans de nouveaux moyens de production d’électricité. C’est un des axes possibles d’action concrète pour organiser la transition vers une société moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire ! Voir les initiatives de transition : http://www.transitionfrance.fr ou quartiersentransition.wordpress.com.

Si l’orientation du toit de sa maison est favorable, elle fait installer des capteurs solaires thermiques qui lui assurent la majorité de son eau chaude sanitaire, qui sera complétée par une chaudière gaz à condensation, par exemple! Bien sûr, elle préfère les douches, et répare rapidement les fuites d’eau, mais elle sait que c’est l’agriculture intensive, très subventionnée… qui consomme 70 % de l’eau ! L’hiver, elle apprécie la chaleur diffusée par son insert, ou son poêle à bois.

Pour se déplacer, elle privilégie les transports en commun, le co-voiturage, le vélo…et la marche à pied ! Elle se renseigne aussi sur le réseau d’Autopartage.

Pour les vacances, la famille cherche dans le réseau Accueil Paysan un lieu sympa : camping, gîte, chambre d’hôte… Elle est sûre d’être accueillie par des paysans qui recherchent les échanges authentiques entre ruraux et citadins et qui utilisent des méthodes de culture respectueuses de l’environnement.

Les parents ont leur compte bancaire à la NEF, société coopérative de finances solidaires adossée au Crédit Coopératif. Après des années de démarche, la NEF est en train de devenir la 1ere banque éthique française. Les sommes déposées sur le compte courant sont utilisées pour le financement de projets écologiques et environnementaux et, en partenariat avec le Crédit Coopératif, de nombreuses solutions d’épargne solidaire sont proposées.

Pour continuer de se renseigner sur l’affectation utile de son épargne, sur les offres de finances solidaires, la famille consulte le site Finansol.
C’est là qu’elle a découvert les C.I.G.A.L.E.S. et elle s’est lancée dans l’aventure avec quelques amis : ce sont des clubs d’investissement de quelques personnes qui mettent en commun une petite épargne et prennent des parts de petites entreprises locales ( création et développement ). Sont privilégiés les projets respectueux de l’être humain et de son environnement (commerce équitable Nord/Nord et Nord/Sud, agriculture biologique, insertion sociale, service aux personnes, promotion de la culture, protection de l’environnement, construction saine …). La famille Colibri est ainsi associée à la vie d’une entreprise solidaire ! Elle peut aussi prendre des parts de GARRIGUE, société de capital risque solidaire, pour les projets plus importants de ces entreprises.

Beaucoup d’autres initiatives peuvent être ajoutées !

Cécile Alavoine Berthaud