Rueil Métropole du Grand Paris : Tous ces immeubles sont-ils obligatoires ?

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Rueil Plan Urbanisme 20171214Nous entendons dire que la mairie construit car elle y est obligée par la Préfecture. Alors pour comprendre, cet inventaire libre regroupe sur les 2 cartes jointes les permis de construire que nous connaissons. Quelle est la réalité ?

  • L’objectif imposé par la Préfecture est de 3 700 logements de 2016 à  2021 : selon les permis accordés, ce sont déjà 5570 logements qui ont été autorisés par la mairie (liste non exhaustive). Soit +50% : c’est  énorme !
  • … dont 1 780 logements  prévus  dans le lit de la Seine, la zone inondable selon le PPRI (cf. : Immeuble de 56 appartements, 8 niveaux, au bord de Seine, proche de la Guinguette Giquel). Est-ce raisonnable ? A qui cela profite-t-il dans une ville dont les infrastructures sont déjà saturées ?

Rueil Urbanisme Zone Innondable (PPRI) 20171214.jpg

Conclusion : Non, la mairie n’a aucune obligation de densifier à ce point, ni d’exposer ses actuels ou futurs habitants aux aléas des crues de la Seine. …

Ou de leur faire subir les inconvénients d’une ville de 100 000 habitants. Rueil n’est pas obligée de construire autant d’immeubles dans tous les secteurs et de transformer rapidement Rueil Villages en une ville de 100 000 habitants (la population était de 63 400 en 1982).

La circulation est déjà difficile aujourd’hui. Que sera-t-elle demain avec les nouveaux rueillois qui sont prévus ?  Les Conseillers Municipaux de Rueil ont été élus pour maintenir la sécurité et le bien-être des rueillois, pas pour faire naître tous ces chantiers immobiliers !

Comment comprendre une telle transformation de Rueil ? Comment  « stopper le béton » ?

Bien cordialement pour Rueil.

Michel Durand

One comment

  1. Je ne suis pas d’accord avec le contenu de cet article.

    Sur la densification : l’Île-de-France a un réel déficit d’offre de logements, ce qui se traduit par une explosion des prix, cela ravit certes les « baby boomers » qui ont pu acheter de l’immobilier à bas prix et ont vu la valeur de leur logement drastiquement augmenter, mais cela empêche toute entrée sur le marché de la plupart des primo-accédants. Rueil est sous-densifée par rapport à ses voisines : moitié moins dense par exemple que Suresnes, dont le territoire comprend le fort du Mont-Valérien, comparable à ce que peut être le bois de St Cucufa à Rueil en termes de proportions.

    Sur le moyen de densifier, et notamment sur la question « tous ces immeubles sont-ils obligatoires ? » : effectivement, il y a densifier et densifier, et non « densifier » n’est pas synonyme de « construire des tours » ou de « construire des immeubles moches de [insérer ici le nom d’un promoteur] copiés-collés ». Il existe de très beaux centre-villes denses (par exemple Le Plateau-Mont-Royal à Montréal, 12500 habitants/km², principalement des petits immeubles avec un appartement par étage en R+2 ou R+3, et bien plus d’espaces verts qu’à Rueil) : c’est donc là que beaucoup se joue, densifier oui, mais densifier bien, et densifier beau.

    Sur les effets de la densification : densifier, c’est diminuer la portée de chalandise nécessaire à ce qu’un commerce soit rentable, c’est donc augmenter la densité des commerces, et diminuer encore la distance moyenne des déplacements. Des déplacements courts, c’est un recours encore facilité aux modes de déplacement dits « actifs », qui créent bien moins de nuisances que la voiture individuelle (moins de pollution de l’air, moins de pollution sonore, moins d’espace occupé, moins de dégats en cas de collision, etc.) ; cela passe également par une suppression des « privilèges indus » dont bénéficie aujourd’hui l’utilisateur d’une automobile en ville, comme le stationnement quasiment sans risque d’être verbalisé sur les trottoirs et aménagements cyclables, ou le refus de priorité au piéton qui veut traverser : si l’automobile individuelle retrouve les contraintes d’utilisation qui lui sont normalement associées, elle sera bien moins utilisée par réflexe pour des déplacements courts.

    Enfin, sur la construction en zone inondable : densifier ne veut pas dire densifier n’importe comment, comme je l’ai dit plus haut, et toute zone inondable devrait donc être rendue inconstructible, c’est par contre un excellent endroit pour créer des espaces verts, dont une éventuelle inondation ne créerait que de très minces dégâts en regard de ceux causés à une construction en dur.

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