Vendredi 6 octobre 2017 s’est déroulé le conseil municipal dont vous pouvez télécharger le cahier des délibérations.

marianneVoici le texte de mes interventions ainsi que l’intervention de fin de conseil de Jacob Pinto, conseiller municipal PS.

Délib​ ​219​ ​–​ ​reprise​ ​de​ ​la​ ​compétence​ ​Eclairage​ ​public

Je​ ​me​ ​réjouis​ ​de​ ​la​ ​reprise​ ​en​ ​main​ ​de​ ​la​ ​compétence​ ​éclairage​ ​public​ ​par​ ​la​ ​ville.​ ​Cela​ ​nous permettra​ ​de​ ​choisir​ ​un​ ​fournisseur​ ​d’électricité​ ​d’origine​ ​100 %​ ​renouvelable​ ​et​ ​donc​ ​contribuer​ ​au développement​ ​des​ ​EnR​ ​conformément​ ​aux​ ​objectifs​ ​fixés​ ​par​ ​la​ ​loi​ ​sur​ ​la​ ​transition​ ​énergétique​ ​et la​ ​croissance​ ​verte.​

Délib 244 – Présentation du rapport DD

C’est une question de méthode que j’aimerais vous poser Mr le maire. Comme chaque année le rapport DD  de la ville fait constamment référence à l’agenda 21. Or l’Agenda 21 est un document non contraignant pour la ville et dont le contenu n’engage qu’elle même.

Pourquoi ce rapport d’activité ne se réfère-t-il pas au PCET rédigé au niveau de la CAMV et qui elle engage la ville sur des objectifs précis. On est certes content d’apprendre que les fleurissements de pied d’arbre se développent. On aurait aussi aimé savoir si le schéma directeur cyclable (action 3.2.1 du PCET) a été ou est en cours de réalisation. On aurait tous été très intéressé d’avoir un point d’étape sur l’action 2.3.2 du PCET à savoir: Étudier les productions et les potentiels de développement des énergies renouvelables et de récupération.

A défaut d’avoir ces informations dans le rapport DD est-il prévu d’avoir un rapport d’activité sur le PCET?

A télécharger: Rapport Développement Durable

Question de fin de conseil

Monsieur le maire,

Lors de la réunion du 29 novembre 2016 à l’Ariel Hauts de Rueil, vous nous annonciez à la stupeur générale que le réseau de chaleur allait être alimenté par du biogaz et non plus par de la biomasse. Depuis c’est silence radio, nous n’avons aucune nouvelle concernant le réseau de chaleur.

Je me suis donc renseigné concernant l’EnR qui est censé alimenter la chaudière. Quand on pose la question en commission ou ailleurs on obtient plusieurs réponses : on resterait au biogaz, on reviendrait à la biomasse. Un projet grandiose de géothermie mutualisé avec Nanterre et Suresnes est même évoqué.

Quant aux promoteurs ils annoncent que leur programme sera raccordé au gaz de ville. En tout cas c’est ce qui m’a été répondu par Pitch la semaine dernière lors de l’ouverture de leur bureau de vente.

Sachant que:

  • la source d’EnR qui sera choisi pour alimenter la chaufferie est critique pour que l’Ademe accorde une subvention attendue de 2m d’euros,
  • cette subvention est nécessaire pour l’équilibre économique du réseau de chaleur de Rueil.
  • cela fait maintenant plus d’un an que le marché du réseau de chaleur a été attribué à un consortium mené par Engie et la CDC qui sont des experts en matière de réseau de chaleur.
  • le PC de la chaufferie n’a toujours pas été déposé.
  • les 1ères résidences devant être raccordées au réseau seront livrées début 2020,

Ma question est triple Mr le maire.

Quelle source d’énergie a été choisie pour alimenter la chaufferie ? Est-ce que l’Ademe a donné son accord pour verser la subvention attendue de 2m d’euros prévue dans le budget du projet ? Et enfin quand les travaux de construction de la chaufferie vont-ils démarrer?

Merci.

Réponse du maire:

Ils ont fait une demande pour l’obtention de biogaz qui est toujours en cours. La chaudière gaz sera prête pour accueillir les 1ers logements. Le projet de géothermie profonde mutualisée avec Nanterre et Suresnes est en cours d’étude.

Question de fin de conseil no2

Je publie ci-dessous avec son accord la question de fin de conseil de Jacob Pinto, conseiller municipal PS.

Monsieur le Maire

La Présidente du Conseil Régional d’IdF a réclamé lundi 18 septembre une « feuille de route claire » sur le projet de métro Grand Paris Express. Mme Pécresse semble découvrir le fort dérapage du budget de ce projet, estimé aujourd’hui à 35 milliards d’euros contre 22 milliards prévus en 2010. Ces chiffres émanent de la lettre spécialisée Mobilettre. Ils ont été repris par le journal Le Monde et non démentis.

Je cite Mme Pécresse : « Je souhaite que toutes les lignes puissent se faire, mais ça supposera peut-être un phasage, des mesures correctrices… » (fin de citation). Vous savez fort bien qu’un phasage est la version politiquement correcte d’un décalage ou d’un retardement, qui sont des vilains mots.

C’est là un premier écueil pour la ligne 15 Ouest et notre gare du Mont-Valérien. Mais les ennuis viennent souvent par deux.

Paris a décroché les Jeux Olympiques d’été 2024 mercredi 13 septembre. Logiquement, les 3 ou 4 lignes qui desservent les sites essentiels pour les Jeux sont devenues définitivement prioritaires, et la ligne 15 Ouest ne figure pas parmi elles.

Ce n’est pas la 1ère fois que nous tirons la sonnette d’alarme sur le calendrier irréaliste de la livraison de la gare du Mont-Valérien et les risques qui en découlent. La date de 2025 n’a jamais été vraiment crédible, mais là ça devient grave. A plusieurs niveaux.

  • Il y a d’abord tromperie pour les premiers acquéreurs de logements de l’Ecoquartier. Ils se voient promettre une gare en Nul ne sait quand ils l’auront vraiment, mais en tout cas on peut craindre leur colère quand ils s’apercevront qu’ils ont été floués.
  • Il y a ensuite les enjeux de mobilité du quartier. Comme il est éloigné de toute gare et du fait d’une topographie défavorable, on peut donc difficilement y développer une meilleure offre de transports en commun (autobus ou TCSP). Les embouteillages y sont donc d’ores et déjà programmés.
  • Et, pire, il y a les menaces que cette situation fait peser sur notre ville. L’Ecoquartier devenant moins attractif, les prix de vente vont baisser, de là les redevances foncières, et au bout du compte tout l’équilibre économique du projet est menacé.

Monsieur le Maire, je vous demande en conséquence comment comptez-vous agir :

  • Pour que les discours commerciaux dans l’Ecoquartier évitent les propos dangereux à tous égards,
  • Pour amplifier la mise en place de services supplémentaires de transports en commun,
  • Et aussi pour réduire la voilure du projet d’Ecoquartier. Sans quoi nous risquons un choc financier qui pourrait balayer, et le projet, et l’ensemble des finances de la Ville.