En matière d’éducation, notre priorité pour la prochaine législature est de faire réussir TOUS les élèves et de réduire les inégalités.

ecole_3Etat des lieux

La loi de Refondation de l’école a mis en place plusieurs dispositifs visant à répondre à cet objectif :

  • la réforme des rythmes scolaires pour mieux répartir sur la semaine le temps scolaire des plus jeunes et leur éviter des journées trop longues ; avec 5 matinées par semaine au lieu de 4, les élèves travaillent mieux.
  • le socle commun de compétences, de connaissance et de culture qui a défini un ensemble de connaissances et de compétences qu’un élève doit maîtriser en sortant du collège. On se donne un objectif en termes de résultat et non plus de moyens. Les programmes disciplinaires ont été refaits pour permettre l’évaluation des compétences, chacune d’elle pouvant être évaluée sans plusieurs matières. On sort de la notation chiffrée qui ne représente qu’une photographie à un instant donné.
  • la réforme du collège avec l’introduction d’enseignement pratiques interdisciplinaires (EPI) qui rendent l’élève acteur de ses apprentissages pour lui permettre de se construire des compétences, en particulier autour du domaine « Des outils et méthodes pour apprendre ». C’est aussi l’occasion de faire travailler ensemble les disciplines et de les faire converger pour amener les élèves à s’approprier en profondeur des savoirs grâce à la confrontation féconde des approches et points de vue des différentes disciplines.
  • le réforme de l’éducation prioritaire avec une révision de la carte des établissements en Réseaux d’Éducation Prioritaire (REP et REP+) et l’attribution de moyens supplémentaires liés par exemple aux décharges pour concertation des enseignants en REP+.
  • les cycles, et notamment la création d’un cycle pour le CM2 et la 6ème
  • le dispositif « plus de maîtres que de classes » mis en place dans les zones où se concentrent les difficultés. La présence d’un enseignant surnuméraire permet un taux d’encadrement plus fort et une plus grande souplesse d’organisation au sein de l’école. Cet enseignant peut intervenir au sein de la classe aux côtés de l’enseignant, mais aussi encadrer une demi-classe, en parallèle de l’enseignant, ou agir auprès d’un petit nombre d’élèves repérés.

Ces réformes sont loin d’être achevées et surtout de donner des résultats car l’école a besoin de s’inscrire dans le temps long pour que les résultats soient visibles. Certaines ont suscité beaucoup de résistances, d’autant qu’elles demandent un lourd investissement en temps de la part des enseignants, mais leur remise en cause serait un retour en arrière vers une école plus inégalitaire.

Nos propositions

Il reste encore des actions à mener :

  • rendre l’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans, et garantir un droit à la scolarisation dès l’âge de 2 ans dans les écoles en éducation prioritaire ;
  • développer la mixité sociale ce qui suppose également d’intervenir dans différents domaines comme le logement et l’urbanisme pour assurer l’hétérogénéité des publics scolaires ;
  • travailler à une école inclusive et bienveillante pour tous les élèves, quelles que soient les particularités de leurs besoins éducatifs, avec l’aide de personnels accompagnant le handicap formés et reconnus
  • réformer le lycée pour qu’il prépare plus efficacement à l’université en évitant une transition trop brutale, trop souvent source d’échec (par exemple introduire des modules pour que l’élève construise son parcours particulier)
  • assurer aux enseignants une véritable formation initiale efficace mais aussi leur permettre l’accès à la formation continue pour qu’ils puissent se former tout au long de leur carrière

Françoise Guyot

Remplaçante de Vincent Poizat pour les législatives 2017

Conseillère municipale PS de Garches