La municipalité a créé un groupe de « dialogue et concertation » concernant la mise en place du futur éco-quartier de l’Arsenal sur le Mont Valérien. Ce groupe regroupe des élus (majorité et opposition) ainsi que des rueillois choisis par la mairie.
Vous trouverez ci-dessous mes notes prises lors de la 1ère réunion de ce groupe le 15 décembre dernier ainsi que des réflexions post-réunion.
Etaient également présents à cette réunion des représentants de Berim, le consultant choisi par la ville pour l’assister sur les aspects énergétiques de l’écoquartier.
COMPTE RENDU
Il nous a été fait une présentation du projet. Est-il prévu de nous envoyer les slides qui ont été montrées lors de la réunion?
Je n’ai pas tout noté aussi les ajouts des autres participants seront les bienvenus.
Contexte Ecoquartier
23 ha hors voirie
Cadre financier
Dépenses
Frais financiers
Recettes
Subventions
Etat d’avancement du projet
Aspect Développement Durable dans le projet
Appliquer un ensemble d’actions cohérentes
Faire du projet autrement
Pilotage de l’éclairage public à distance et avec des Leds/détection de présence
Concertation continue
Partenariat avec Renault pour se souvenir de l’histoire industrielle du quartier
Energies du futur éco-quartier
L’objectif est d’atteindre 50% d’énergie d’origine renouvelable afin de bénéficier de subventions de l’ADEME et de la TVA à 5% pour les consommateurs.
La ville a choisi de mettre en place un réseau de chaleur qui sera géré sous forme de délégation de service public. La ville et a lancé un appel d’offre en novembre afin de trouver un délégataire qui créera le réseau et le gérera pour le compte de la ville.
Il faut réduire la quantité de CO2
A-t-on envisagé de se connecter au réseau de chaleur de Suresnes?: Le réseau de chaleur de Suresnes est fossile donc ne permet pas d’être exigible aux subventions.
L’Ademe n’a pas immédiatement donné son accord pour ce projet de réseau de chaleur et ne s’est pas prononcé sur le montant de subventions éventuellement accordées sur ce sujet. Les discussions se poursuivent entre les services de la ville et l’ADEME pour lever les objections.
Nous passons en revue les différentes sources d’énergie renouvelables potentielles pour ce réseau de chaleur.
Pompe à Chaleur sur eaux usées du réseau d’assainissement: pas rentable selon le Berim.
Géothermie: pas de géothermie eaux profondes car le quartier est trop petit. L’option de géothermie superficielle basse température est également abandonnée faute de débit suite au forage d’essai conduit en octobre dernier.
Chaufferie biomasse
C’est à priori la solution la plus prometteuse car elle permettrait de fournir 50% d’ENR. La co-génération n’a pas été retenue dans la chaufferie biomasse. Les raisons sont à préciser.
Traitement de fumée: des normes existent et ce procédé est maîtrisé.
Méthanisation
Ce procédé n’a pas été retenue mais je n’ai pas noté les raisons. Procédé pas assez mûr?
Bâtiments BePOS (à énergie positive)
On ne peut pas imposer des normes de constructions à énergie positive aux constructeurs.
Pourquoi? On les obligera bien à se connecter au futur réseau de chaleur.
Les technologies évoluent très vite et aujourd’hui on peut construire des immeubles consommant très peu d’énergie et qui sont quasi-autonome pour leur production d’eau chaude sanitaire (avec pompe à chaleur/PAC sur eaux grises en pied d’immeuble, cf projet GreenHome à Nanterre). Nous attirons l’attention de la ville que le règlement du PLU, obligeant les promoteurs à se raccorder au futur réseau de chaleur, risque de priver la ville de projets innovants de la part de constructeurs proposant des immeubles autonomes en énergie.
Energie Photovoltaïque
Ce procédé n’a pas été retenu car il produit de l’énergie de façon discontinue.
Certes ! Mais il permettrait de générer des revenus pour les co-propriétaires par la revente de l’électricité à EDF. D’autre part le PCET de la ville de Rueil inscrit dans ses objectifs d’ »Évaluer systématiquement les possibilités d’équipement en solaire thermique et/ou photovoltaïque sur le patrimoine bâti. » A tout le moins cette étude devrait être menée pour les bâtiments publics (école, piscine, théâtre) qui seront construits sur l’écoquartier.
Il faut prévoir de mesurer les émissions de CO2 des appartements pour être en ligne avec le projet bas-carbone du gouvernement.
Mettre en place une mission d’éducation environnementale dans l’éco-quartier
Le Berim nous explique que les normes énergétique comme la RT2012 ne sont pas respectés dans les faits par les occupants des logements notamment en matière de chauffage et qu’il convient de dimensionner le futur réseau de chaleur en fonction des comportements actuels.
Nous préconisons à l’inverse de mettre en place des opérations d’éducation et de sensibilisation aux économies d’énergie et que cela soit inclus d’une façon ou d’une autre dans l’éco-quartier (création d’un espace info énergie par exemple).
Mener ces opérations d’éducation à l’environnement dans les écoles et les lycées (notamment Richelieu).
Nous attirons aussi l’attention de la ville sur le fait que sur-dimensionner le réseau de chaleur n’encouragera pas le développement de comportements vertueux en faveur des économies d’énergies.
Collecte des déchets ménagers
Gestion des déchets d’activité liée à la construction du quartier: 55KT de bétons valorisés dont au moins 20K tonnes seront réutilisées sur place
Collecte pneumatique : 968 euros HT/T/an
Containers enterrés: 171 euros HT
La collecte pneumatique un temps envisagé a été abandonné pour une question de coût.
Nous demandons que la collecte sélective des déchets organiques soit sérieusement étudiée pour l’éco-quartier. Elle permettrait notamment de fournir en matière première une industrie de la méthanisation qui commence à se développer et qui à terme pourrait fournir l’éco-quartier en biométhane, un gaz de ville d’origine renouvelable.
Prochaine réunion
Peut-on avoir la date de la prochaine réunion du comité de pilotage?
Pour en savoir plus sur l’écoquartier:
Ecoquartier de l’Arsenal: pour une politique innovante du logement