Oui aux sports, à la nature et à la mise en valeur de ce site classé !saint-cloud-depart

Nous nous opposons bien sûr à la méthode employée par le gouvernement, qui envisage de faire passer en force son projet de 6000 logements par l’intermédiaire d’une OIN (Opération d’Intérêt National). Mais ce projet était connu des maires des communes concernées bien avant mars 2015.

Contrairement à ce qu’on a pu lire ou entendre, les écologistes refusent ce projet démesuré, sans concertation, et sur un site classé.

HippoIl manque beaucoup de logements en région parisienne, pour tous les budgets, mais nous pensons que cet endroit encore mal desservi par les transports en commun n’est pas approprié.

Le double langage du maire de Rueil

Les écologistes dénoncent le double langage du maire de Rueil qui a continué la politique de grignotage de l’hippodrome débutée par son prédécesseur et nous prenons note de son revirement puisqu’il refuse maintenant la constructibilité de ce lieu.

Nous rappelons qu’à plusieurs reprises, la municipalité de Rueil-Malmaison a laissé grignoter des espaces sur le terrain de l’hippodrome.

Au début des années 80, des militants écologistes de Rueil se sont opposés à la création du Country club et de ses 21 tennis, à côté des bâtiments de style anglo-normand datant de 1902 (inscrits aux Monuments Historiques depuis juin 1986). La construction du Country Club a été autorisée par la municipalité RPR de l’époque, en dépit du classement du site en « espace boisé classé », une règle d’urbanisme qui aurait dû protéger ce lieu de toute modification empêchant le boisement. Deux ans après, un jugement du tribunal de Nanterre a donné raison aux écologistes, à l’époque défendus par Corinne Lepage. Mais les travaux étaient déjà finis et 5000 arbres et arbustes ont été plantés en compensation.

A la fin des années 90, les écologistes de Rueil Malmaison se sont opposés à la construction de l’hôtel de luxe dans le périmètre de l’hippodrome « site classé » depuis 1998, et ont réclamé l’aménagement d’une promenade ouverte au public. Le maire n’a pas tenu compte des avis négatifs des commissaires enquêteurs des révisions du POS (Plan d’Occupation des Sols) de 1995 et de 1999. La construction a donc été autorisée par le maire de Rueil, Patrick Ollier, en échange d’une bande de terrain prévue pour la circulation douce.

Dix ans après, les promeneurs attendent toujours cet aménagement tandis que l’hôtel de luxe est ouvert depuis 1 an!

Un autre projet pour l’hippodrome

En cas de mise en vente par France Galop, nous proposons que ce site actuellement très peu utilisé, soit racheté par le Conseil Départemental des Hauts de Seine, et soit intégré au Parc Naturel Urbain (PNU).

Ce site protégé «espace boisé classé » serait mis en valeur avec des cheminements de promenade et des activités dédiées aux sports, et serait rendu accessible à tous.

Il garderait ainsi sa vocation de poumon vert dans un territoire très urbanisé.