Emprunts Toxiques pour la ville de Rueil

Le Monde publie une carte de France des villes possédant des emprunts toxiques. Où l’on voit que si Rueil a fait un gros effort pendant la mandature passée, le pourcentage d’emprunts toxiques reste très élevée et représente un risque financier très élevé pour la ville.

Examinons le mécanisme des emprunts toxiques en prenant l’exemple de l’emprunt n° 594 traité à Rueil le 12 nov 2007 dont nous ignorons le montant mais pas la structure.

 – phase 1 de 2007 à 2015, taux fixe de 3,55%.

– phase 2 de 2015 à 2030 , taux variable : on dit que l’emprunt variable est structuré car une formule complexe avec des conditions,  précise le taux d’intérêt qui va s’appliquer pendant cette durée , et on dit qu’il est toxique car il s’appuie sur un taux de change monétaire spéculatif qui n’a rien à voir avec la réalité financière française.

. Si USD/CHF est supérieur ou égal à 1, le taux d’intérêt sera de 3,55%.

USD : Dollar US        CHF: Franc Suisse

  . sinon ce sera 3,55% +  100% x (1/USD/CHF – 1)

                             = 1/  USD/CHF – O,9645

                             = CHF/USD – 96,45%

 Donc le taux de la phase 2 dépendra du rapport CHF/USD la veille de l’anniversaire de la signature du contrat , c’est à dire le 11 nov 2015 .

En 2007 , les banquiers et leurs clients pariaient sur la stabilité du dollar USA et qu’il serait toujours supérieur au Franc suisse , ce qui n’est plus le cas !

 Quelques exemples de calcul :

Aujourd’hui vendredi 14 mars le taux CHF/USD = 1,14 donc  le taux d’intérêt payée par la ville de Rueil serait de : 1,14 – 0,9645 = 0,1766 soit 17,66% !!                                       

Cet emprunt est classé 6F dans la classification Gissler, soit dans la catégorie la plus risquée car il cumule : bonification, indices non standard , barrière, effet de levier, et n’a pas de cap ( taux plafond)

-> quand un taux variable est « cappé » , la collectivité ne peut payer plus que le cap ;   le cap est un protection pour la collectivité .

Nous constatons ici que ces emprunts sont de véritables bombes à retardement car leur impact nocif ce se voit pas dans les premières années mais peuvent se déclencher sur le tard. Nous procéderons donc à leur renégociation dès que nous serons élus.